CEUX QUI RESTENT, CEUX QUI PARTENT, CEUX QUI HÉSITENT
La mort est au pire une chose triste, au mieux un dérangement. En tout cas, une certitude.
L'homme, ne lui en déplaise, est donc condamné à mourir.
La belle histoire ! Je ne connais personne qui soit mort et qui soit revenu pour s'en plaindre. Au point que je suis persuadée que la mort n'existe pas pour ceux qui le sont. C'est une invention de ceux qui restent.
Si la mort obsède tant ceux qui vivent, c'est qu'elle leur renvoie la cruelle image de l'absurdité de l'existence, limitée par cette incontournable destinée qui inscrit la tragédie dans nos gènes.
Nous sommes programmés pour avoir envie de vivre tout en sachant qu'il faudra se résoudre à mourir.
La mort, sans l'admettre, règle la vie. À vouloir l'occulter, on en oublie de vivre.