Le macadam s'arrête là, mais ce n'est pas la...
Le macadam s'arrête là, mais ce n'est pas la frontière.
et c'est là que je découvre soudain la démarcation entre rumeur et un certain silence. Les bruits mécaniques ont cessé, on entend des chiens, des corneilles, l'eau courante où flottent de petits bouts de bois . Je ne suis plus chez moi, le territoire m'est inconnu, j'avoue que je ne suis pas à l'aise. Je croise une voiture, un piéton, un cycliste et moi, je me sens coupable de marcher sans but. Je me dis qu'un chien ce serait bien, un prétexte tout trouvé. Une herse de peupliers blancs me sépare d'un pâturage où paissent des chevaux.Je me sens curieuse alors je poursuis mon chemin, la lumière est belle après la pluie . Au fond je ne fais que regarder. Je passe. Je prends des photos. Je me fais discrète, je ne suis pas chez moi. Je cherche la frontière pour la repasser à un autre endroit, c'est facile. Dans cette plaine on ne se perd pas .