J'aime les ciels d'avril, à peine moins que ceux...
J'aime les ciels d'avril, à peine moins que ceux de mai...
Au lac, les rives sont désertes. Une couleuvre se glisse dans l'eau où des centaines de têtards tournicotent . De la vase montent de minces colonnes de bulles, respiration d'une bête invisible. La lumière glisse et frissonne, je continue par un sentier direct, raide, encombré de branches de pins. Un parfum amer de fougères, de digitales et d'orties flotte dans le sous-bois , il fait sombre et moite, une grotte végétale. Je croyais qu'il n'y avait personne, mais d'en haut, dans une petite clairière,deux chevreuils déboulent à sabots légers,le bois est celui d'un conte de fée.
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