CAMPAGNE BORDELAISE
CAMPAGNE BORDELAISE
Les allées de vigne , les odeurs de silex et de mottes de terre desséchée ,les vieilles grilles qui grincent pour s’ouvrir sur une cour déserte , qui garde la chaleur de la journée, étés brulants entre les pins des landes . Un orage qui rôde, tourne sur les vignes et les tuiles des maisons sans jamais éclater ; humer l’odeur de cendres froides d’ une vieille cuisine à tomettes, avec table à toile cirée, et les sarments consumés dans la cheminée pleine de suie, avec les fenêtres ouvertes les soirs d’été sur des danses de moustique, les siestes dans la pénombre des volets tirés qui protègent de la fournaise et du ciel blanc ,les routes sablonneuses et vides entre les landes brûlée, le vent qui apporte des odeurs de pin consumé, la minute d’immobilité contre l’écorce résineuse d’un pin, ,le souvenir d’enfance qui remonte au cœur comme un malaise, une paire de gants blancs, reliques d’un mariage resté dans un tiroir, le train qui passe et fait trembler les vitres de la maison.