À CHACUN SON TOUR
Il vivait dans un dénuement joyeux, où malgré tout, les choses de sa vie était entassée dans sa maison de bric et de broc. A côté de ses champs, de sa terre, de son sol.Pour le rencontrer , il fallait traverser le village , tourner à gauche et faire attention à ne pas glisser dans la boue et arriver. Lorsque vous atteigniez sa porte, il vous souriait et chantait « « hiki djam ligwe ngwen »... Et vous deviez répondre « ngwen, ngwen »... Alors il partait d’un grand éclat de rire, parce que le déplacement d’un seul ton, pouvait changer le sens du mot. Il disait alors que chacun a son tour. Le temps de tout homme peut arriver. Hier c’était eux. Aujourd’hui c'est vous . Et demain…